Intro
Trois heures, la ville respire encore
Les lampadaires tremblent, le bitume dort pas
On brûle tout ce qu'on touche
Verse
Trois heures du mat', le quartier fume sous la pluie fine
Mon ombre marche seule, elle connaît toutes les ruelles fines
Les vitrines cassées reflètent ma face qui doute
J'avance sans casque, le silence me suit sur la route
Les néons rouges peignent mes mains comme du sang froid
Chaque pas que je fais laisse une trace qu'on n'efface pas
J'ai grandi dans les caves où l'écho ment jamais
Les promesses ici s'éteignent avant le premier mai
Le compteur tourne, les dettes dansent dans ma tête
Chaque bougie qu'on allume finit dans la tempête
J'ai le cœur en béton mais les mains pleines d'étincelles
Je marche sur des braises, j'appelle ça mon échelle
Les potes d'hier sont des cendres qu'on regarde brûler
Moi je reste debout, même si le ciel veut pas m'aider
La ville m'a appris qu'on n'a que ce qu'on arrache
Alors je serre les poings, je laisse rien qui se cache
Chorus
On brûle tout ce qu'on touche, la ville nous regarde faire
On brûle tout ce qu'on touche, sous un ciel de fer
Les flammes dans nos poches, le silence en colère
On brûle tout ce qu'on touche, jusqu'à plus rien à perdre
Verse
Quatre heures, les phares glissent sur le verre brisé
Mon reflet dans la vitre a l'air d'un survivant blasé
Les sirènes au loin chantent une messe sans prêtre
Moi j'apprends la ville comme on apprend à connaître un traître
Les ruelles sentent l'essence et les rêves qu'on abandonne
J'ai le regard qui brûle, le regard qui pardonne
Aucune étoile ici, juste des lampadaires qui clignent
J'écris mes cicatrices sur le mur comme des lignes
Les gars du block parlent bas, la nuit garde les secrets
On compte les billets froids sous la lumière qui décrète
Le silence entre nous pèse plus lourd que nos armes
Chaque coin de rue ici a vu couler des larmes
Mais je reste, j'avance, la peur c'est pour les autres
J'ai le feu dans les veines, j'en fais mon seul apôtre
La ville nous a forgés dans le métal et la cendre
On brûle sans regret, on n'a plus rien à défendre
Chorus
On brûle tout ce qu'on touche, la ville nous regarde faire
On brûle tout ce qu'on touche, sous un ciel de fer
Les flammes dans nos poches, le silence en colère
On brûle tout ce qu'on touche, jusqu'à plus rien à perdre
Bridge
Peut-être qu'un jour les flammes s'éteignent
Peut-être qu'un jour la ville nous plaint
Mais cette nuit encore je marche dans le vent
Avec le feu qui reste, et rien devant
Outro
La ville dort plus, elle regarde les braises
On brûle tout ce qu'on touche, mais debout, à l'aise